Appel pour un référendum sur la réforme des retraites
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Un référendum pour que la société décide, par Gilles Alfonsi

Publié le samedi 13 novembre 2010

La grève générale ne se décrète pas, ni ne s’annonce, elle se constate, dit-on parfois dans certains milieux syndicaux. Les mêmes s’énervent contre les « gauchistes » qui, se trompant d’adversaires, ne cessent de critiquer des directions-syndicales-vendues-au-Grand-Capital.

Cette rhétorique fonctionne apparemment mais il y manque quelque chose : si une grève générale ne se décrète pas, la conviction que seul un mouvement global, puissant et durable, peut désormais obtenir des résultats constitue un enjeu majeur. En ce sens, la grève générale doit se concevoir et se construire. Le débat sur la revendication du retrait du projet de loi sur les retraites pose le même type de question. Certains se demandent si l’exiger ne serait pas contre-productif car, disent-ils par exemple, cela serait nier qu’il existe un problème de financement des retraites.

Il n’en est rien. En démocratie, l’exigence du retrait d’un projet dont la logique d’ensemble pose problème est une option tout à fait légitime [1]. Cependant, dissociée de l’enjeu de l’appropriation populaire de ce débat, cette exigence est insuffisante. C’est un fait, le gouvernement a déclenché une guerre à la société ; il entend réaliser des réformes contre la majorité des citoyens. Et notre problème politique est aussi de dessiner une autre logique et une autre réforme des retraites.

C’est pourquoi une option complémentaire à la demande de retrait du projet de loi gouvernemental est l’exigence d’un référendum. Parce qu’il n’est pas légitime de faire voter un projet auquel une majorité de citoyens est hostile. Et parce que ceux-ci doivent être pleinement saisis de ce qui relève d’un choix de société. Il s’agit bel et bien de passer du (mouvement) social au politique.

Un référendum pourrait être un formidable levier non seulement pour infliger une défaite majeure au gouvernement, mais pour franchir un cap dans l’intervention directe des citoyens pour la construction d’une alternative. Reste que l’obtenir, le conquérir, suppose une forte montée de la conflictualité sociale. Rendez-vous le 23, et après !

Gilles Alfonsi

24 septembre 2010

Notes

[1] Les sept confédérations syndicales (CGT, CFDT, CFTC, CGC, UNSA, FSU, Solidaires) l’on d’ailleurs écrit à leur façon : « (…) Dans ce contexte le vote de ce projet dans la logique actuelle n’est plus d’actualité » (lettre du 9 septembre 2010 à Sarkozy, au gouvernement et aux parlementaires).

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